*Avec le retour des beaux jours, j'ai fini par me faire à l'idée :
je dois m'épiler.
Comme je ne compte pas vraiment passer tout l'été couverte de jean du nombril au gros orteil, j'ai décidé d'exterminer un à un tous ces légionnaires qui ont établi leur campement sur mes jambes l'hiver dernier. Ok, il y a du boulot, mais j'ai une arme redoutable... Ayant des doutes quant à mon rasoir (sûrement carnivore), j'ai investi dans une véritable machine de guerre : un épilateur électrique, avec une capacité de 2 200 tours/minute et muni de 21 pincettes (âmes sensibles s'abstenir).
Je charge mon arme de destruction massive, puissance maximum.
Grand silence.
Et c'est parti...
VVVVvvvvvvvvvvvrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Je suis concentrée comme jamais. J'en ai déjà eu dix ! Ouf... Je vais faire une petite pause.
VVVVvvvvvvvvvvvrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Non, franchement, je suis fière de moi. En à peine une heure et demie, j'ai déjà fait un demi mollet. J'ai bon espoir : à ce rythme là, je pourrais me mettre en short dans deux jours.
VVVVvvvvvvvvvvvrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr...
Une demi-jambe plus tard, je commence à fatiguer. J'ai de plus en plus mal et surtout de plus en plus de poils (me semble-t-il). J'ai sous-estimé l'ennemi. Et surestimé mon équipement. Mon arracheur tout terrain montre en effet quelques signes de fatigue : il est brûlant et beaucoup moins bruyant que lors du premier assaut.
Vvvvvrrrrrrrrrr...
Bon, de toute façon, j'en ai marre. J'arrête là le massacre. Je reporte donc l'inauguration de mon mini-short top sexy et autres jupettes à une date ultérieure.
Une jambe de faite (au péril de ma vie). Certes, le plus dur est passé, mais je suis encore yéti du côté gauche...Moi et ma débroussailleuse, on a encore une bataille à livrer. C'est l'avenir du monde de la beauté qui en dépend !
Anne-Charlotte B.
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