LA COURSE ATTITUDE

LA COURSE ATTITUDE
Il y a une énigme que j'aimerais bien résoudre : pourquoi mon frigo est-il toujours vide ? Je passe pourtant mon temps à faire les courses pour le remplir, mais, quoique je fasse, sa porte, -blanche à ses débuts puis rapidement recouverte de post-it et de magnets, discrets témoignages de mes repas sur les trois dernières années -, est plus que perméable... Ce maudit frigidaire engouffre tout ce que je lui sers, à croire que la paroi ruisselante du fond donne accès sur une autre dimension...


Ainsi, ne pouvant plus supporter de laisser seul dans ce désert alimentaire le dernier ½uf d'une ancienne fratrie de douze, je prends la grave décision de retourner, pour la énième fois cette semaine, faire les courses. Je n'oublie pas (oh, miracle !) mes sacs de substitution : j'ai à ma disposition un large échantillonnage de ce qui se fait actuellement sur le marché, c'est-à-dire tous ceux que j'ai dû acheter à droite et à gauche avant que je ne comprenne bien le système "cassez-vous la tête pour la planète", et ceux de mes principaux sponsors, H&M et Zara, que je salue.

Après trente minutes de voiture, équitablement réparties entre le trajet en lui-même et l'errance sur le parking, plus le petit supplément consécutif à la perte momentanée du jeton pour le caddie, me voici dans Carrefour. Je dégaine la liste de ma poche et top !, le départ est lancé. Je slalome entre les charrettes stationnées, et, dans mon élan, double touristes et mamies hésitantes. A force de pratique, je connais le terrain comme ma salle de bain, et tous les pièges à éviter...

J'ai, globalement, répertorié deux zones dont la densité dépasse les deux clients/m2 et où la circulation alternée génère fréquemment des accidents. Les allées des fruits et légumes sont en effet souvent encombrées, l'absence de personnel à la pesée et la réticence des sachets plastiques à s'ouvrir n'aidant pas à fluidifier le trafic. Même situation au rayon corn flakes, où la moyenne d'âge frôle les dix ans et demi : pour résoudre l'équation du petit déjeuner, doivent être prises en compte les données capitales du goût et du jouet, double source de conflit, et donc d'embouteillage.

Sachant cela, je recalcule mon itinéraire pour éviter de piétiner inutilement, et m'engage dans les méandres de ce labyrinthe aux murs comestibles, en priant pour qu'ils ne s'écroulent pas sur mon passage. Je suis cernée, à ma droite par un régiment de petits pois-carottes, à ma gauche par l'unité spéciale des condiments, alors je fonce, tout droit, remplissant malgré tout mon chariot, avec, dans la panique, un respect assez aléatoire de la liste que je m'étais donné la peine d'établir.

A l'arrivée, je me retrouve en caisse avec tout ce dont j'avais envie, mais rien de ce dont j'avais besoin. Passé ce bilan, il est trop tard pour faire marche arrière, car je suis déjà bien engagée dans la queue et je n'ai pas l'intention de céder à qui que ce soit la place que je défends depuis bientôt quinze minutes... Je fais preuve de patience, même si je n'en ai aucune. Je me serais bien précipitée vers la caisse qui vient d'ouvrir là, juste sous mon nez, mais je suis légèrement handicapée par ma cargaison aux roulettes mal huilées et les adeptes du panier ont été plus rapides.

Cinq minutes plus tard, après avoir passé en revue toutes les variétés de chewing-gum existantes à ce jour, j'aperçois enfin le bord du tapis, sur lequel je peux commencer à étaler mon intimité. Tout le monde sait désormais grâce à la super promo Justin Bridou et aux cristaux fraîcheur maxi de Teraxyl que je raffole du saucisson sec et que mon haleine laisse à désirer. J'essaie de les dissimuler sous mes douze rouleaux au papier rose largement suggestif, en espérant que la caissière n'annoncera pas au magasin tout entier qu'elle aurait besoin d'une référence... Fini mon grand déballage, je laisse gentiment passer la dame qui avait oublié de peser ses oignons en lui disant que, de toute façon, je ne suis plus à dix minutes près. Pendant qu'elle paie (en chèque bien sûr, histoire de faire durer le plaisir...), je cherche dans ma large panoplie de cartes celle du magasin en question, tombant inopinément sur une remise plutôt intéressante, mais dont je ne peux plus bénéficier depuis hier.

Je m'efforce quand même de dire « bonjour » à une charmante caissière qui, elle, ne me lance qu'un regard furtif et qui a déjà jeté la moitié de mes achats de l'autre côté, alors que je n'ai pas encore ouvert mes sacs. Je suis débordée, si bien que le pain de mie se retrouve malencontreusement sous le lait, et les pauvres tomates sous la boîte de raviolis... Les bips ont cessé depuis longtemps quand je suis enfin prête à régler, sous le regard pressant des autres clients, auxquels je souhaite le même supplice. Je m'éloigne un peu de ce champ de bataille pour ranger mon portefeuille et la liasse de papiers qui m'a été remise en tant que fidèle.

Je pousse mon deux tonnes en direction du parking, même si je n'ai pas la moindre idée de l'emplacement de ma voiture, que j'ai choisi grise, comme tout le monde apparemment... Je m'offre donc une petite visite et fais le tour de ce monument du stationnement. Au terme de ce triathlon "Cours ! Pousse ! Tourne !" m'attend tranquillement mon coffre, qui, sur le même principe que mon frigo, ne demande qu'à être alimenté. Je l'ouvre en grand, et, au prix d'un effort surhumain, le charge à ras bord, tout en retenant habilement de la pointe de mon pied droit le chariot, qui, manifestement, enfin soulagé de son fardeau, ne peut résister à l'appel de la liberté. Infidèle, va ! Pour m'éviter la peine inutile de lui courir après, je m'empresse de le reconduire dans son box, avec ses congénères.

Il ne me reste plus qu'à trouver la sortie du parking, et acheminer mes vivres jusqu'à l'abîme qui me sert de frigidaire, ce qui suppose plusieurs aller-retour entre la rue, l'ascenseur (qui n'est pas en panne, qui n'est pas en panne,...) et mon appartement...


C'est décidé, je n'ouvrirai plus jamais la porte de mon frigo !

Anne-Charlotte B.


Les courses, une grande source d'inspiration : la preuve !

# Posté le samedi 19 janvier 2008 03:18

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 13:16

ANNONCE

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ANNONCE
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# Posté le vendredi 18 janvier 2008 03:29

Modifié le vendredi 18 janvier 2008 03:39

L'AMOUR SANS MESURE

L'AMOUR SANS MESURE
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Bram Stoker's Dracula
de Francis Ford Coppola,
avec Gary Oldman, Winona Ryder, Anthony Hopkins et Keanu Reeves.




Est-il si inconcevable
qu'une jeune femme vertueuse
puisse s'éprendre
de la créature du vice ?





Dracula fait peur, manipule, tue et attire de son regard magnétique les vies dont il désire s'emparer. De l'homme, il n'a que l'apparence, et aussi un c½ur qui, a défaut de battre, souffre d'une blessure ouverte depuis des années, miraculeusement étendues à des siècles. Cet être, qui n'est plus, erre en quête de sa promise, qui a précipité sa propre mort par amour pour son prince qu'elle croyait à jamais perdu. Parce que le Dieu qu'il servait le remercie en lui ôtant ce qui lui était le plus cher, le prince Vlad renie ce en quoi il croyait, renonce lui aussi au paradis pour rester sur terre et devient la créature du mal, un vampire, Dracula. Il retrouve son âme s½ur en la personne de Mina, dont le temps a effacé de sa mémoire tout souvenir de cet amour passé. C'est avec un visage bien moins ridé que son c½ur que Dracula se présente à elle, sans parvenir à faire de la rencontre des retrouvailles. Pourtant, bien qu'elle soit une fiancée dévouée, Mina, retrouvant ses sentiments perdus, tombe à nouveau sous l'emprise du comte, sans savoir que l'amour l'a transformé en un criminel dont le sang assure la survie.

La passion lui a fait déplacer les montagnes du temps, et toute la douleur de Dracula se résume dans la beauté de ces quelques mots murmurés à Mina, alors même qu'il n'ose l'emmener avec lui : “J'ai traversé des océans d'éternité pour vous trouver”. Ses choix démesurés font de lui un être monstrueux ; mais restent profondément enfouis en lui les vestiges de son humanité, celle-là même qu'il a reniée et qui, quatre siècles plus tard, le pousse à renoncer par amour pour autrui. Son doute est celui du pardon, dont lui seul a le pouvoir d'effacer les stigmates d'une lutte à la fois physique et spirituelle.


Anne-Charlotte B.


Une photographie à couper le souffle !
Tout en restant fidèle au livre, le film est emprunt d'une grande sensualité, du tranchant des montagnes de Transylvanie à la soie des robes victoriennes, sans oublier la crinière flamboyante de l'aguicheuse Lucy, symbole de sa damnation prochaine.

Le charme de la musique
Les mélodies de Wojciech Kilar, ou l'art de sublimer les images.
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 05:47

PROCHAINEMENT

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Un invité hors du commun (des mortels)...
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PROCHAINEMENT
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# Posté le vendredi 11 janvier 2008 12:43

LES SOLDES : 100% prise de tête

LES SOLDES : 100% prise de tête
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Parce qu'on n'a jamais rien à se mettre ni assez d'accessoires, c'est le moment tant attendu de l'année. Heureusement, j'ai commencé à faire des économies voilà au moins deux semaines...

Pour survivre aux mouvements d'une foule de filles en délire, je me suis équipée : je prends mon sac en bandoulière (ça évitera qu'on me l'arrache du bras en croyant que je suis sur le point de l'acheter...), une bouteille d'eau (simple question de survie !) et mon fidèle porte-monnaie (of course !).

Et c'est parti...

Arrivée devant mon Zara (enfin, celui de mon quartier...), je peux vous confirmer que les soldes ont déjà commencées. Tout d'abord, la vitrine arbore de gigantesques pancartes flanquées d'une pléthore de pourcentages avec un gros moins devant. Chic, me dis-je ! Oui, mais je ne suis bien évidemment pas la seule au courant... Quel monde là-dedans, on se croirait à la Mecque ! J'ose tout de même entrer, songeant en mon for intérieur qu'il y a déjà sûrement eu des blessé(e)s, voire des mort(e)s, en ces impitoyables temps de soldes. Passée cette brève et intense réflexion, je pars en chasse en essayant de faire abstraction de la musique abrutissante qui fait vibrer le sol. Je farfouille un peu partout, en quête du jean qui pourra enfin satisfaire et mes cuisses, et mes fesses, et mes hanches, quitte à me contenter d'un rabais de 10%.

Soudain, comble de l'horreur !

J'avais déjà feuilleté une bonne centaine de cintres sans pouvoir trouver mon bonheur, quand je tombe sur une jupe faisant partie depuis plusieurs mois de ma garde-robe ! J'avoue, je ne l'ai pas encore portée (ou plutôt je n'ai pas encore eu l'occasion de la porter), alors qu'elle est sublime et qu'elle me va comme un gant, mais le pire dans l'histoire, c'est que je l'ai payée les yeux de la tête, pour ne pas dire autre chose... Je me demande bien ce qu'elle peut faire dans le rayon tant prisé des “- 50%” !!! Si c'est ça, autant ne pas la payer ! Et pour qu'aucune fille ne me vole ma jupe à moi, je l'embarque pour aller la dissimuler entre un tailleur et une chemise de la “Nouvelle Collection” qui n'intéresse encore personne. Et toc, une bonne chose de faite !

Comme une lionne affamée lancée après une antilope, je poursuis mes recherches. Je parviens à ce qui me semble être l'oasis, c'est-à-dire un immense tas de chiffons où chacune peut satisfaire ses pulsions. Ma foi, pourquoi pas ? Les vendeuses ne vont pas s'obstiner à mettre les vêtements sur des cintres alors qu'elles savent pertinemment qu'ils seront jetés par terre dans la minute qui suit par quelque cliente négligente... Pour ma part, le seul cas de maltraitance que l'on peut me reprocher concerne les pulls, que je ne parviens définitivement pas à replier. Bien souvent, je m'éclipse sans demander mon reste, et abandonne mes origamis pour me livrer à un nouveau massacre à quelques mètres de là.

Après deux bons tours dans le magasin (pour être certaine de n'avoir rien oublié), je prends place dans l'interminable file d'attente qui mène aux cabines d'essayage, en priant pour que ce poids sur mon bras n'excède pas 7 articles... Cinq morceaux de techno plus tard, je passe la douane et rentre dans le mètre carré surchauffé qui m'est attribué. Le temps de délacer mes chaussures, et j'enfile le premier pantalon, qui s'avère être trop petit (tiens, c'était pourtant ma taille...). Après un certain nombre de “trop ceci” et de “pas assez cela”, je ressors avec les joues en feu, comme si je venais de faire une séance de stretching.

A part ça, je suis contente :

j'ai trouvé un débardeur à volants que je ne pourrais potentiellement pas mettre avant six mois, et une ceinture à paillettes que je ne mettrais jamais. Mais ça, je n'en suis pas encore consciente...


Anne-Charlotte B.

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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 00:45

PLANNING

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Y'a du remplissage dans l'air...
Y'a du remplissage dans l'air...
PLANNING

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 04:23

Modifié le mardi 08 janvier 2008 12:07

JE NE SUIS PAS FOLLE, MAIS...

JE NE SUIS PAS FOLLE, MAIS...
Dès que je vois un poil, je cours chercher ma pince à épiler.

Il m'arrive de chanter dans la rue les grands classiques de Walt Disney, genre Hakuna Matata, parce qu'Il en faut peu pour être heureux...

J'ai peur du noir. Qui sait ce qui se cache au détour d'un couloir plongé dans l'obscurité ?...

Au supermarché, j'ouvre tous les déodorants avant de me décider pour le parfum.

J'aime pas les céréales molles.

Mais j'aime pas non plus quand elles croustillent trop...

Je regarde les dessins animés
le matin,
et j'aime ça !


Quand je mange, je joue au parfait petit chimiste : les BN et le jus d'orange se marient très bien.

Dans le métro, j'hésite à m'asseoir là où d'autres ont déjà posé leur...

Dans le métro, je manque de tomber à chaque arrêt
(vous pensez quand même pas que je vais me tenir à la barre ?!).

Pourquoi y'a jamais de jouets dans les paquets de corn flakes bas de gamme ?

J'aime bien faire du shopping quand mon porte-monnaie est vide, j'me sens tout de suite plus légère.

Au restaurant italien, je ne connais que la pizza 4 fromages.

Et en chinois, ma conversation ne se résume qu'à un seul mot : nêm !

Je fais les soldes après tout le monde, quand elles sont bientôt finies.

J'ai mangé tout le paquet de gâteaux.

Je suis atteinte d'un T.O.C., à savoir un Trouble Obsessionnel du Cheveu qui m'oblige à remettre
ma masse capillaire en place à longueur de journée.

Tom Cruise ne me fait pas frissonner.

Je suis amoureuse de Dark Vador.

Depuis la 6e, je prépare toujours mon sac avant de dormir.

Je préfère mes bonnes vieilles Converse aux talons aiguilles.

Ça fait des années que je me lave les dents de la même façon : de haut en bas, devant, dessous, derrière,
la langue (j'vous jure, c'est important !) et puis je rince tout.

J'ai des fou-rires inexpliqués et inexplicables, sans aucun signe avant coureur.

Je mets mon pantalon avant de mettre mon tee-shirt. Par principe.

Je suis carrément partante pour une virée à IKÉA le dimanche.

Je suis une accro du Scrabble.


Anne-Charlotte B.

Un délire à deux,
c'est marrant,
mais un délire tout seul,
c'est hilarant !
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# Posté le mardi 01 janvier 2008 14:55

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 04:32

Joyeux Noël

Joyeux Noël

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 08:11

Modifié le lundi 24 décembre 2007 06:13