SAINT NUTELLA

SAINT NUTELLA
Je m'attaque à un sujet qui, loin d'être épineux, est justement trop onctueux ! Cette pâte à tartiner s'est répandue à travers le monde entier, faisant toujours plus de fidèles. Des dizaines de millions de pots ont déjà été sacrifiés, et ça n'est pas prêt de s'arrêter...

Revenons un instant sur les campagnes de propagande. En toute logique, on devrait se satisfaire de deux pauvres tartines aussi légèrement imbibées ? Non, sans rire... Moi, quand je mange du Nutella, je n'y vais pas avec le dos de la cuillère ! Pendant que mon armée de brioches est en train de dorer dans le grille-pain, j'ouvre religieusement mon pot de 750 grammes (net !) et, alors que commence à se sentir dans la cuisine une douce chaleur délicatement vanillée, je cours chercher dans un tiroir celle qui sera mon arme de destruction massive, j'ai nommé la petite cuillère. Certes, elle ne paie pas de mine, et paraît même chétive, mais elle peut faire de gros dégâts, dans le pot comme sur moi. Bref, j'attends, non sans une certaine frénésie, que mon grille-pain m'appelle pour que... Ding ! Ah, je peux enfin aller les... Outch ! Bah oui, elles sont brûlantes, alors je les expédie sans trop les ménager dans mon assiette. Si fait, je m'empresse de regagner ma place pour commencer la cérémonie : le pot sacré dans une main, mon auguste ustensile dans l'autre, je procède à l'onction. Le principal enjeu est de prélever la juste quantité, celle qui permettra de recouvrir entièrement le moelleux de ma tartine, ce qui n'exclut pas pour autant quelques petites retouches. Accablée par son fardeau qui fond et s'imprègne dans la tendresse de sa mie, je sens bien que ma tranche de brioche souffre le martyre et me prie instamment de la manger. Ce que je fais, par compassion bien sûr...

En raison de ce surdosage involontaire et de ces suppliques larmoyantes arrive inéluctablement le moment crucial du "fond du pot", difficilement accessible pour ma cuillère qui a le malheur d'être petite. C'est donc en la tenant par l'extrémité, l'auriculaire levé avec la plus grande distinction pour l'occasion, que je m'introduis dans ces profondeurs demeurées jusqu'à présent inexplorées. Cette ultime étape est assez délicate, et d'autant plus ingrate que le Nutella se colle moins à mon outil de travail, que j'agite désespérément, qu'à ma main. Et je ne vous parle pas du format "spécial fêtes" en or massif, cinq fois plus profond que la version traditionnelle, ce qui m'oblige à changer de tactique, car, très vite, la petite cuillère est totalement dépassée par les événements. J'aurais pu prendre un couteau, me direz-vous, mais je fais partie de ces adeptes de la cuillère qui croient de toute leur âme (ou ventre peut-être ?) en la supériorité de sa tête incurvée, gage de quantité... Je choisis donc sa grande s½ur, plus longue, plus large, et donc plus adaptée aux conditions imposées par un pot de 5 kilos (toujours net !).

Mais chacun sait que ces petits détails pratiques sont sans importance aucune comparés à l'extase de la dégustation ! Une tartine de Nutella ne se dévore pas (blasphème ! hérésie !), elle se savoure... Elle devient meilleure à chaque nouvelle bouchée, car, à son contact encore brûlant, l'épais chocolat dévoile ses notes délicates de noisette, et ce, jusqu'à ce que toute chaleur s'échappe...et qu'il ne me reste plus entre les mains que quelques miettes !

Eh oui, le Nutella n'est pas réservé qu'aux gloutons,
les gourmets aussi ont leur pot !

Anne-Charlotte B.


C'est le moment de tout avouer :
votre rituel Nutella, c'est où ? quand ? comment ? avec qui ? pourquoi ?...

Pour tout savoir sur le Nutella, goûtez à ce petit livre irrésistible et à ses dizaines de recettes !

# Posted on Wednesday, 05 December 2007 at 5:03 PM

Edited on Thursday, 06 December 2007 at 2:31 AM

BIENTÔT...


Vous ne pourrez pas résister !

BIENTÔT...

# Posted on Sunday, 02 December 2007 at 9:18 AM

Edited on Tuesday, 04 December 2007 at 1:32 PM

A VOS MARQUES, PRÊTS ? PARÉS !

A VOS MARQUES, PRÊTS ? PARÉS !
Ah, Noël... Le salon illuminé comme les Grands Boulevards, le beau sapin qui sent bon la forêt, le choix entre foie gras ou saumon, la pile vertigineuse de paquets cadeaux en équilibre les uns sur les autres, la jungle foisonnante de rubans, les boîtes de chocolats d'un mètre carré et de trois étages, le feu dans la cheminée... Ah, Noël... La famille et tous ces inconnus qui jurent avoir des gènes en commun avec vous, la course aux cadeaux dans des magasins bondés pour l'occasion, le foie gras et le saumon qui passent moins bien que prévu, le petit dernier qui pleure parce qu'il n'a pas eu la moto-cross qu'il avait demandée... Et oui, Noël, c'est devenu une vraie tradition, avec ses codes et ses principes incontournables.

Le planning est établi au minimum depuis la mi-juillet, et tout a été savamment organisé pour que ce Noël soit parfait (on peut bien rêver, non ?). Deux questions primordiales : Chez qui ? Et surtout, avec qui ? Cette année, vous vous y attendiez, c'est sur vous que ça tombe ! Songez, en préparant vos invitations, que la clef pour un réveillon réussi est de ne pas réunir des personnes qui, le restant de l'année, préfèrent s'éviter. Si faire un choix s'avère impossible, affectivement parlant ou parce que vous craignez trop les représailles, arrangez-vous pour qu'elles ne s'aperçoivent pas de leur présence, l'une et l'autre, surtout si vous ne tenez pas à ce que cette belle soirée de décembre tourne en un sombre règlement de compte. Pour vous faciliter la tâche, optez pour une table tout en longueur, que vous pourrez éventuellement agrémenter de rallonges, ou, beaucoup plus subtil, pour une soirée à thème, sans manquer de préciser le caractère strictement obligatoire du costume (sinon, c'est pas du jeu !). Si tout se passe pour le mieux, la tante Josette ne devrait pas se rendre compte que son beau-frère Raymond est en train de boulotter toutes les olives juste sous son nez.

 Les invités, c'est fait. Passons au repas...

Avant de commencer à établir votre menu digne d'un restaurant deux macarons au Michelin, il vous faut impérativement mener des investigations auprès de vos convives. Sans toutefois leur dévoiler vos projets culinaires (même si l'on s'en doute), tâchez de savoir qui n'aime pas le poisson ou s'il y a de gros allergiques recensés. Quant à ceux qui mangent pour deux en temps normal, prévoyez pour quatre ! Mieux vaut qu'il y en ait trop, car, dans le cas contraire, vous pouvez être certaine que ce réveillon sera le dernier chez vous. Pendant les fêtes, le foie est surbooké et met tout le reste de l'année à s'en remettre. Ainsi, pour éviter de frustrer les bons vivants, voyez les choses en grand, et veillez à ce que nourriture et boissons soient constamment à portée de main et en quantité plus que suffisante. En ce qui concerne la cuisine à proprement parler, vous devez impérativement maîtriser votre cuisson, et à la minute près, car la dinde fait partie de ces viandes qui ne se mangent pas rosées, et encore moins bleues (vous ne la préparez pas en tartare, que je sache !). Mais ce n'est pas une raison pour hausser brusquement le thermostat : le barbecue à Noël, ça ne fait pas très traditionnel... Evitez de vous lancer dans l'improvisation le jour J, ce n'est absolument pas le moment pour les défis de créativité. Croyez-moi, vous sauverez votre dîner. Enfin, dernier détail, ne sortez surtout pas la bûche glacée au dernier moment, à moins bien sûr que vous ayez une hache sous la main !

 Festin assuré. Mais, au fait, je vais mettre quoi au pied du sapin ?
Mais quel sapin ???

Vous étiez tellement absorbée par le reste que vous l'aviez un peu oublié... Passée l'angoisse du "où-comment-aidez-moi !", et après une longue et intense réflexion, vous décidez de laisser tomber votre vieil arbre en plastique que vous recyclez depuis des années pour investir dans un vrai sapin, comme ceux qui poussent dans les forêts. S'annonce alors une épreuve des plus douloureuses, aussi connue sous le nom terrible de "challenge du conifère". Vêtue spécialement pour l'occasion d'un jean que vous pensiez avoir jeté il y a longtemps et d'une magnifique polaire à carreaux, vous vous lancez, telle une bûcheronne aguerrie, à l'assaut du Jardiland du coin. Le vendeur vous assure que celui-là est une affaire, bien qu'il ait un nom imprononçable et qu'il vous paraisse un peu grand. Mais bon, vous vous laissez convaincre par ce jeune homme reniflant, et ramenez votre prise de deux bons mètres à la maison, sans vraiment savoir comment vous avez réussi à le rentrer dans votre Opel Corsa. Une seule certitude : vous pourrez enlever votre sapin-parfum de votre rétroviseur, car le tapis d'épines restées dans votre voiture fera office de pot-pourri pendant les six prochains mois à venir. Arrivée devant chez vous, se pose désormais un autre problème : ressortir la bête ! Vous voyant tirer désespérément votre sapin par son tronc sans aucun résultat notable, votre voisin vient à votre secours avec ses gros bras (et ses gants aussi), de même qu'un passant, ému par votre détresse. Ils le portent jusque dans votre salon, vous demandant comment vous avez pu acheter ce monstre, et vous proposent même de le mettre sur son socle, sans vraiment savoir qu'ils vous sauvent la vie, vous qui n'avez jamais tenu une scie entre vos mains. Après avoir offert à vos deux héros un café bien mérité, sacrifiant au passage un paquet de petits pains d'épices prévus pour le grand soir, vous partez à la recherche des décorations. Comme vous n'avez pas revu ce carton depuis votre déménagement, il doit certainement être dans le cagibi, avec tous ceux que vous n'avez pas encore eu le temps de déballer. En raison des éboulements éventuels, vous aviez même songé à condamner la porte, mais il va falloir vous faire une raison, un sapin de Noël a besoin de ses illuminations. Ainsi, armée d'une lampe torche à la lumière plus qu'hésitante, vous essayez de trouver cette fameuse boîte, sans pouvoir vous souvenir un instant à quoi elle ressemble... Ah ! Si ! Là ! Elle est là, sous la collection de casseroles ! Quand vous l'avez enfin atteinte, au prix d'une heure de déblayage, il ne vous reste plus qu'à traîner ce container jusqu'au salon. Courage, c'est presque fini ! Vous constatez, navrée, que la moitié des boules sont en morceaux, voire carrément désintégrées... Quant à la guirlande électrique, c'est bon, elle fonctionne. Vous êtes maligne : vous avez vérifié avant de passer une demi-heure à tourner autour du sapin pour l'accrocher, sachant aussi qu'il vous faudrait autant de temps pour la démêler, et que, côté casse-tête, les chinois n'ont rien inventé ! Vous n'avez plus qu'à aller chercher l'escabeau (ou peut-être une échelle ?) pour accrocher l'étoile au sommet de l'arbre.

 Ouf ! J'ai réussi...

Ce Noël sera parfait, oui, par-fait !


Anne-Charlotte B.


C'est le moment ou jamais d'aller faire un p'tit tour aux Galeries Lafayette, rien que pour voir les vitrines... Des chefs-d'½uvre ! Et, grande nouveauté cette année, on annonce de la neige sur Paris dès le 8 décembre... Sortez vos bonnets (rubrique "événements") !

# Posted on Saturday, 01 December 2007 at 7:24 AM

Edited on Sunday, 02 December 2007 at 12:13 PM

DEFILE PÂTISSIER.

DEFILE PÂTISSIER.
Je flânais dans les rues du grand Paris
Lorsque je vis,
En vitrine d'une pâtisserie,
Se chamailler diverses gourmandises,
Petites choses aux formes exquises.
De ces pip'lettes
Couchées dans leur barquette
Je ne perdis pas une seule miette :

La voluptueuse Religieuse
Vantait ses charmes,
Ses courbes généreuses
Et le chocolat de son âme.
A son frère Eclair au café
D'avancer sa praticité !
Ce pendant que mesdemoiselles
Les Tartelettes
Jouaient les coquettes,
Parées de leurs fraises vermeilles
Encore baignées de rosée,
Voici venir Saint-Honoré,
Coiffé de petits choux
Auréolés de chantilly,
Qui lui-même se dit
Fourré d'atouts...
Et chez les Macarons,
On vit en garnison
Sous les ordres du chef Pistache :
« Tous en rang ! Marche ! »

Je suis rentrée grisée,
Je m'étais régalée.


Anne-Charlotte B.

Un petit préféré
Pour lequel vous craquez ?


Parce que les gâteaux sont aussi bons que beaux, restez en haleine avec les créations pour le moins alléchantes de Hop ! Hop ! Hop ! Un site à voir !

Et pour les inconditionnelles de Ladurée, goûtez aux Gourmandizz.

# Posted on Thursday, 29 November 2007 at 12:36 PM

Edited on Monday, 03 December 2007 at 3:56 PM

FREAKY MONDAY : Le dimanche soir ou le syndrome du lundi matin.

FREAKY MONDAY : Le dimanche soir ou le syndrome du lundi matin.
I hate Mondays !
Garfield.

Il est 17h30, je suis allongée en travers de mon lit, dont la couette blanche à c½urs bleus, roulée en boule dans un coin, se trouve encore toute bouleversée par la grasse matinée que je m'étais accordée. Pour une fois, j'ai pu attendre que le soleil se lève avant de bouger ne serait-ce qu'un orteil. Chacun son tour, après tout !

Le gros problème du week-end, c'est qu'il ne dure que deux jours. Sérieusement, il faudrait songer à revoir ça de plus près, parce que 48h, c'est un peu light à mon goût ! J'ai à peine le temps de me remettre de ma semaine que hop !, une nouvelle démarre. Mais le plus cruel dans cette histoire, c'est le constant et perpétuel rétrécissement de ces deux abominables journées. Je suis persuadée qu'on nous a précisément donné celles-là parce qu'elles sont plus courtes, passent plus vite, et nous échappent même carrément ! Je crois qu'on s'est fait berner à un moment ou à un autre de l'Histoire...

Ainsi, arrive en courant le fatidique dimanche soir, la bête noire d'une grande partie de l'humanité. Je n'ai pas bougé de mon lit, paralysée par ma pendule et tous ces chiffres qui défilent sans perdre une seule seconde du temps qui leur est imparti. Je suis plus que dubitative... Il me reste encore un crédit de quelques heures, et je ne sais pas comment l'utiliser. Je pourrais regarder un film ? Mouais, tous ceux que j'ai, je les connais par c½ur, même en V.O. Et pourquoi ne pas finir ce livre qui traîne sur ma table de nuit depuis plus de deux mois ? Bof, il ne devait pas être bien car, même en faisant un effort, je ne parviens pas à me souvenir du titre. Ou une partie de Monopoly peut-être ? Impossible, ce jeu dépasse les lois du temps et je risque de faire exploser mon créneau horaire ! Sans compter que je vais encore perdre, et que, comme d'habitude, la rue de la Paix m'échappera pour aller à ma cupide de s½ur, qui gagne uniquement parce que je lui laisse toute les bonnes cartes de la caisse de communauté, les mauvaises me revenant traditionnellement de droit. J'ai beau secouer le dé dans tous les sens, il refuse de m'emmener sur la case “chance”. Dans ces conditions, le Monopoly, c'est niet.

Finalement, en cette fin de journée et au terme de cette semaine, j'ai simplement envie d'aller me coucher. De cette manière, tout est réglé ! D'abord, j'arrête de râler (ça vous soulage, et moi aussi), et je peux, au passage, récupérer les heures de sommeil qui me manquent, et qui me sont dues, avant de les reperdre demain matin. En effet, d'après de savants calculs prenant en compte les conditions météo, la probabilité d'une coupure de courant ou d'un accident et ma capacité moyenne à réagir, je dois, pour arriver à l'heure, faire sonner mon réveil à 6h17 précises. Le temps de réinitialiser mon cerveau et de réaliser quel jour nous sommes (comme si je l'avais oublié !), il ne me reste généralement que dix petites secondes pour m'étirer dans toutes les règles de l'art, du bout du nez à l'extrémité des doigts de pieds, sans pour autant négliger le nombril. Enfin debout, je suis, toujours en théorie, dans les temps. Mais je dois encore me laver les dents, manger, me laver tout court, m'habiller, me coiffer, vérifier que je n'ai pas oublié ma trousse (comme ça m'arrive une fois sur deux), le tout en évitant de croiser un miroir, les lundis matins plus que les autres, même si je sais très bien que je ne pourrais pas mesurer l'étendue des dégâts, sachant que je n'ai pas encore ouvert les yeux. Ce n'est que dans le métro, sous l'effet brutal mais efficace des néons, que l'éclosion devrait avoir lieu. En réalité, peu importe mon état, le plus dur est fait, j'ai réussi à me lever ! Il est 7h09, j'ai une vingtaine de stations qui m'attendent, l'occasion d'une méditation libre, dont le principal danger est de se rendormir. Mais je résiste, même si je ne suis pas vraiment aidée par mes collègues de rame, qui dorment tous.

Encore un beau lundi en perspective...

Anne-Charlotte B.

La recette pour garder sa bonne humeur le matin :)

# Posted on Saturday, 24 November 2007 at 8:49 AM

Edited on Sunday, 25 November 2007 at 12:08 PM

L'anglais en V.F.

L’anglais en V.F.
Cette petite boîte en métal renferme un jeu de cartes dont les règles sont si simples, que, pour une fois, on n'a pas besoin de s'embarrasser avec une notice épaisse comme une encyclopédie en dix volumes. Je dis les règles, mais, en fait, il n'y en a qu'une : retrouver, avec ou sans indice, une expression anglaise à partir de sa traduction littérale française.

Initialement, Sky my husband ! était un livre qui rendait enfin transparents mots, chansons, films, marques et noms propres anglophones, dont ont ne soupçonnait pas un instant la signification. Qui aurait cru que le célébrissime studio de cinéma 20th Century Fox était en fait un renard du vingtième siècle ? On pensait qu'un kidnapping était un crime alors qu'il s'agit seulement d'un enfant faisant la sieste. Ce n'est pas non plus Peter Pan que vous avez suivi jusque sur l'île imaginaire, mais Casserole de Pierre. Et surtout, prenez garde à ne pas vous briser les dents en mangeant une Granny Smith, car vous êtes en train de croquer une mamie forgeron !

Attention, ce jeu va briser toutes vos illusions !

Anne-Charlotte B.


Maintenant que vous avez compris le principe, on fait une partie ?

Maïs paf...?
(un facile pour commencer)

Luc marcheur du ciel...?
(plus poétique)

Jambon laissé...?
(ou la fin d'un mythe)

Minidoux...?
(aucun rapport avec votre linge sale)

Gagne pierre sur l'église malade...?
(un nom difficile à porter)

Louis Rouleau de voiture...?
(mon préféré)


Alors, vous vous en sortez ?



Soit dit en passant, on peut très bien inverser le jeu, parce que si l'anglais est décidément mieux en V.O., le français aussi : pour nos voisins d'outre-manche, un bonbon n'est rien d'autre qu'un good good, et que nos stylos, puisqu'ils sont still low, seraient toujours complètement à sec.


Les proverbes français vous intriguent ? Voyez plutôt leurs équivalents anglais, astucieusement classés par thèmes : par ici,
ou traduits, avec leur correspondance française : par là.

Finalement, tout est une question de point de vue...

# Posted on Tuesday, 20 November 2007 at 5:09 PM

Edited on Monday, 26 November 2007 at 2:41 PM

METRO ? VELO ? DODO ?

METRO ? VELO ? DODO ?
13.11- 20.11 2007
Petite commémoration.

En cette période de grève généralisée, je ne pouvais pas laisser passer l'occasion... Déjà que le métro, en temps normal, c'est loin d'être la grande classe, alors quand on est obligés se coller-serrer à des gens qu'on ne connaît même pas (et qu'on ne connaîtra jamais) sous prétexte qu'on doit faire “attention à la fermeture automatique des portes”, il faut vraiment, alors vraiment être motivés ! Mais bon, nous sommes habitués, me direz-vous... Chacun sait que le sigle RATP a un sens caché*, et que, au nom de ce principe, ils ont bien le droit de prendre un peu de bon temps, non ? Et pendant qu'ils font leur nervous breakdown mensuel, nous, on trime, serrés comme des sardines à l'huile, à la différence qu'elles, au moins, ont de la chance, car elles n'ont pas à supporter leurs voisines...

Je résume la situation : sachant que le trafic est très (mais alors très !) perturbé, on se lève plus tôt que d'habitude, c'est-à-dire avant même que le réveil n'ait eu le courage de sonner, on avale n'importe quoi n'importe comment parce qu'on n'a pas réussi à ouvrir les yeux, et c'est pareil pour les vêtements, vu qu'on est parti les chercher dans les toilettes... Enfin, passons. La journée commence bien, et elle est loin d'être terminée.

Maintenant que je suis dans la rue, direction la station de métro. Je distingue à peine les gens tout autour de moi tellement il fait noir, mais je peux vous dire qu'à la vitesse où ils vont, je suis sûre qu'on se dirige tous vers le même endroit. Les jours de grève, il faut être extrêmement prudent car les piétons sont plus dangereux que les voitures ! Mieux vaut ne pas se risquer à changer de file dans les couloirs, ou, pire encore, à prendre un sens interdit, sous peine d'être sauvagement piétiné et de garder de graves séquelles de votre tentative de hors-piste. Le plus dur est quand même de suivre le mouvement, en essayant de se maintenir à la vitesse constante de 15km/h, voire plus quand il devient nécessaire de courir pour se jeter, poussé par le désespoir, vers le métro que vous n'êtes malheureusement pas le seul à avoir vu. Vous ne savez absolument pas où il va, mais tant pis, c'est parti ! Avec un peu de chance (mais vraiment un tout petit peu), il vous permettra d'atteindre la ligne que tout le monde convoite, la 14. Vous avez plutôt intérêt à savoir où vous allez, parce que dès lors que les portes s'ouvrent, pas question de traîner ! De toute façon, on ne vous en laisse pas le temps puisque vous êtes happé, sans qu'on vous demande votre avis, par la foule qui se déverse des bouches grandes ouvertes du métro. Pas la peine d'essayer de résister ni de faire demi-tour, sinon ça risque de mal finir. En ces temps troublés, les gens sont encore plus susceptibles que d'habitude, alors si vous ne souhaitez pas recevoir une pluie de postillons d'un de ces matins bien frais, évitez de les contrarier. Si vous sentez que l'air se rafraîchit et que vous n'arrêtez pas de monter des escaliers, vous pouvez être fier de vous, la sortie est proche ! Plus que quelques mètres et vous verrez enfin le bout du tunnel.

Vous pouvez remettre votre écharpe, votre bonnet et vos gants pour affronter le vent glacial d'automne qui noie les yeux de grosses larmes presque opaques, ce qui ne nous aide pas du tout pour trouver notre chemin. Je vous laisse déambuler dans des rues qui vous sont totalement inconnues pour vous retrouver le soir même, toujours dans le noir, à tenter à nouveau votre chance dans le sens inverse.


Il y a de ces semaines où l'on ferait mieux de rester couchés !


Anne-Charlotte B.


Quelqu'un aurait-il osé le Vélib' ?
Si vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, vous avez le droit de garder l'anonymat !


Pour ceux qui, comme moi, se sont remis au sport : Météo France.
Quant à ceux qui aiment les sensations fortes, qu'ils persistent dans leurs efforts : RATP et SNCF (là encore, il faut savoir être patient, le serveur est aussi saturé que les quais !)

*Rentre Avec Tes Pieds

# Posted on Monday, 19 November 2007 at 5:16 PM

Edited on Tuesday, 20 November 2007 at 5:07 PM

DOM JUAN REVIT AU THEÂTRE MARIGNY.

DOM JUAN REVIT AU THEÂTRE MARIGNY.

« Le tonnerre tombe avec un grand bruit et de grands éclairs sur Dom Juan ; la terre s'ouvre et l'abîme ; et il sort de grands feux de l'endroit où il est tombé. »
Dom Juan ou le Festin de Pierre, Acte V, scène dernière.


Comment cette ultime et longue didascalie allait-elle être mise en scène ? C'était une question, parmi tant d'autres, que je me posais avant le début du spectacle. Et Philippe Torreton savait très bien que chacun attendait impatiemment de voir de quelle manière il allait faire disparaître son Dom Juan, puisqu'il revêt avec succès et à l'instar de Molière, le noble rôle d'acteur et de metteur en scène. Trêve de suspens, je ne dévoilerai pas l'issue empruntée par le libertin, mais avouerai toutefois qu'on ne nous déçoit pas.

En effet, cette pièce est éblouissante. Chaque acte est habillé d'un décor qui lui est propre, et qui peut même se mouvoir au détour d'un sentier, pour nous entraîner au c½ur de la forêt, ou se rebeller avec violence lorsqu'une tempête fait rage. Les costumes sont dignes du XVIIe siècle, des perruques affriolantes aux somptueux manteaux, en passant par les coiffes des paysannes, Charlotte et Mathurine. En outre, et c'est après tout le plus important, les acteurs nous amusent, en mettant tout leur talent au service des mots de Molière, qui, en ce début de XXIe siècle, n'a pas perdu de sa grandeur. Fidèles à leur image, Sganarelle, le valet extravagant mais dévoué, est des plus cocasse, de même que Pierrot, le jacques pas encore marié mais déjà cocu, et Monsieur Dimanche, interprétés tous deux par un seul et même acteur, un virtuose de la farce.

Sans toutefois oublier que Dom Juan est une critique non seulement du libertinage amoureux mais aussi de l'hypocrisie et de l'impiété, cette pièce reste malgré tout une comédie, dont le but premier est de divertir et de nous faire rire.

Deux heures vingt pendant lesquelles l'illusion devient réalité.


Anne-Charlotte B.



Dépêchez-vous, la dernière représentation a lieu samedi 8 décembre 2007 : Théâtre Marigny.

# Posted on Monday, 19 November 2007 at 2:38 PM

Edited on Wednesday, 21 November 2007 at 4:04 PM